Le contrat Emploi d’Avenir : vers une plus grande mobilisation de la mesure sur le territoire ASI

Pour combattre le chômage des jeunes, l’Etat a créé en 2012 le contrat emploi d’avenir. Ce type de contrat, d’une durée de trois ans, s’adresse aux 16/25 ans (ou 30 ans pour les jeunes reconnus travailleurs handicapés) et a pour objectif d’offrir une véritable insertion professionnelle et sociale à des jeunes peu ou pas qualifiés. Le principe des emplois d’avenir est donc de favoriser le recrutement des jeunes et, parallèlement, de leur faciliter l’accès à la formation. Cet accès à la formation, en même temps que l’accès à l’emploi, est au cœur du dispositif.

Article de mars 2014.

La mesure contrat emploi d’avenir s’adresse essentiellement aux collectivités territoriales, au secteur associatif, à des établissements du secteur sanitaire et social mais aussi à des organismes de l’économie sociale et solidaire ou à certaines entreprises du secteur marchand ayant un fort potentiel de création d’emploi.

Le déploiement des contrats emplois d’avenir a été confié par l’Etat au réseau des Missions Locales (réseau Cap emploi pour les personnes en situation de handicap). L’Etat a eu raison de faire confiance aux ML car les résultats obtenus en 2013 sont largement atteints, en particulier sur le bassin Grenoblois avec un taux de rupture particulièrement faible compte tenu du public ciblé. Cette réussite est la conséquence du travail de proximité engagé depuis toujours par les ML et donc de leur grande connaissance des employeurs locaux et du public jeunes.

Cependant, depuis le lancement de cette mesure, et contrairement aux secteurs géographiques voisins, le territoire Alpes Sud Isère n’est pas particulièrement en pointe pour le développement des EA.

Ce sont les associations qui ont investi les premières ces mesures, notamment sur le secteur du Trièves. Ce sont ensuite des petites communes qui se sont engagées auprès des jeunes pour les accompagner dans leur parcours professionnel. La mobilisation des collectivités locales plus importantes (communauté de communes ou centres bourg) est à ce jour difficile même si l’on constate ces derniers temps, une implication plus significative de certaines d’entre elles. Gageons que les réflexions en cours aboutiront à des engagements concrets, d’autant plus que le coût de ces contrats est pris en charge à 75% par l’Etat lorsque l’employeur relève du secteur non marchand public ou associatif.

La bataille qui doit être menée contre le chômage des jeunes est l’affaire de tous. Certes, le contrat emploi d’avenir n’est pas une solution-miracle contre le chômage. Mais cette mesure va dans le bon sens car elle cible trois problèmes majeurs : l’emploi, la formation et l’insertion dans le monde du travail des jeunes sans ou avec peu de qualification initiale.